23

e

Académie Baroque Internationale

Depuis sa création en 2001, l’Académie Baroque Internationale du Festival du Périgord Noir constitue une étape importante dans l’évolution des jeunes artistes en début de carrière. Aujourd’hui, elle s’affirme comme l’un des projets phares de formation et d’insertion professionnelle en Europe, ancrée dans les enjeux contemporains d’ouverture et d’échanges culturels. L’Académie forme un réseau d’artistes à l’échelle internationale.

En 22 éditions, plus de 650 musiciens, instrumentistes et chanteurs ont participé à l’Académie. De nombreux jeunes artistes talentueux sont nés au cœur de cette Académie, tels que le contre-ténor Philippe Jaroussky, ainsi que plus récemment la mezzo-soprano Marie-Andrée Bouchard- Lesieur, qui a fait partie de l’édition 2018 et qui se produit désormais sur les principales scènes de France, dont l’Opéra National de Paris. 

 

L’édition 2025 promet également un ensemble exceptionnel de jeunes musiciens et musiciennes internationaux.

 

L’Académie bénéficie de l’expertise d’excellents pédagogues, capables de transmettre tant les éléments d’interprétation que les subtilités du métier, tout en offrant aux jeunes musiciens l’accès à leur réseau professionnel. Récemment, plusieurs anciens participants ont eu l’opportunité de participer à une production de Didon et Énée au Théâtre des Champs-Élysées avec l’Ensemble Diderot sous la direction de Johannes Pramsohler.

 

L’édition 2025 met à l’honneur Alessandro Scarlatti à l’occasion du tricentenaire de sa mort, en proposant une redécouverte de La Gloria di Primavera. Cette serenata, écrite en 1716 pour célébrer la naissance d’un héritier des Habsbourg, sera interprétée par l’Ensemble Baroque du Périgord Noir. Pour faire écho au thème des saisons, les instrumentistes de l’Académie travailleront l’un des sommets du répertoire baroque : Les Quatre Saisons de Vivaldi, dont on fête cette année les 300 ans.

Inscription

Ce que nous vous offrons

Date limite des candidatures : 1er mai 2025

Œuvres
du répertoire

Baroque

L’encadrement pédagogique de haut niveau (8 professeurs émérites) avec des leçons individuelles.

Des sessions individuelles de technique vocale pour les chanteurs.
Des conférences animées par les professeurs sur des thématiques baroques précises.

La production de plusieurs représentations intégrées au Festival du Périgord Noir 2025.



Le cadre magique de l’Abbaye de Saint-Amand-de-Coly, l’un des « plus beaux villages de France » en Périgord.

L’hébergement en gîtes ruraux de très bonne tenue et attentifs au confort des musiciens.

ACADÉMIE 2024 ©Paul Denais

La Gloria di primavera, sérénade d’Alessandro Scarlatti :

(300ème anniversaire de la  mort de Scarlatti)

Lorsqu’on évoque les saisons en musique, on pense naturellement à Antonio Vivaldi. Ses Quatre saisons comptent d’ailleurs parmi les concertos pour violon les plus joués et les plus connus au monde. Mais bien avant lui, un autre compositeur avait déjà illustré les saisons en musique, sous une forme différente : la serenata La Gloria di Primavera. 

 

Il est important de souligner qu’il ne s’agissait pas d’un compositeur méconnu qui aurait écrit un petit ouvrage. Alessandro Scarlatti (1660-1725) était l’un des compositeurs les plus influents de son temps, et cette œuvre fut commandée pour un événement majeur de l’histoire : la naissance de l’archiduc Leopold le 13 avril 1716, le tant désiré héritier mâle de Charles VI empereur du Saint-Empire romain.

 

Scarlatti, alors compositeur attitré de la cour de Naples, placée sous domination de l’empire des Habsbourg, bénéficia de moyens exceptionnels pour l’occasion. Le célèbre castrat soprano Matteo Sassano, surnommé le Rossignol de Naples, interpréta le rôle du Printemps. Margherita Durastani, qui deviendra plus tard une figure incontournable des opéras de Haendel, chanta l’Été. Quant à la basse Antonio Manna, il mit son impressionnante puissance vocale au service du rôle exigeant de Jupiter. 


L’orchestre se distingue par l’usage des fanfares de trompettes, des alternances entre solos et tuttis dans un style inspiré du concerti grossi, ainsi qu’une écriture d’une grande richesse pour les cordes, comprenant des passages à cinq voix, avec notamment deux parties d’alto et deux de violoncelle. Tout le nécessaire pour peindre en musique de magnifiques tableaux évoquant le Danube, ou le vol majestueux de l’aigle, symboles de l’Empire, mais aussi les épisodes de guerres passés et la paix désormais régnante.
 

Chaque saison, à son tour, chantera des louanges du nouveau-né, dans une succession de passages d’une beauté et d’une virtuosité éclatantes. Si bien qu’une véritable compétition s’instaure : chacune veut revendiquer le mérite de cette naissance impériale.

 

Le Printemps célèbre le jour de la naissance, certes, mais l’Été revendique la gestation, l’Automne s’attribue l’annonce de la grossesse, et l’Hiver, quant à lui, s’attribue le mérite d’avoir été clément, permettant ainsi à l’enfant de survivre. À une époque où la mortalité infantile était élevée, cet argument n’est pas sans poids. Il faudra s’en remettre au tout-puissant Giove pour qu’il décide à qui revient l’honneur.

 

Un ouvrage magnifique, qui connut un énorme succès lors de sa création, mais dont la destinée fut aussi brève que celle du petit Leopold, décédé seulement quelques mois plus tard. Le destin de ce trésor musical aurait peut-être connu un autre sort, s’il n’avait pas été conçu spécifiquement pour célébrer la naissance de cet enfant. Cependant, dans le cadre de l’Académie Baroque Internationale du Festival du Périgord Noir, nous ne pouvions pas rater l’occasion de célébrer les 300 ans de la mort d’Alessandro Scarlatti en redécouvrant cette partition. Une nouvelle édition a été commandé par le festival, et un recrutement exigeant à l’internationale va être mis en place pour sélectionner les académiciens qui défendront La Gloria di Primavera cet été.

 

 

Iñaki Encina Oyón



Les professeurs
de l’académie baroque internationale

©mcbphotographie

Directeur musical

Iñaki Encina Oyón

Familier d’un répertoire allant du baroque à la musique contemporaine, Iñaki Encina Oyón est souvent sollicité en tant que spécialiste du XVIIIe siècle. Ses débuts au Palais Garnier lors de la saison 2021/22, où il a dirigé Iphigénie en Tauride (Gluck) et Alcina (Haendel)…

©Andreas Orban
Professeur de violon et d’alto
Johannes Pramsohler

Directeur artistique et premier violon de l’Ensemble Diderot et titulaire d’un doctorat en Interprétation historiquement informée de la Royal Academy de Londres, Johannes Pramsohler s’est affirmé au cours des dernières années comme l’un des musiciens les plus polyvalents de sa discipline….

©Itziar Olaberria

Violon et alto, Technique vocale

Carlos Aransay

Carlos Aransay est professeur de chant et directeur artistique du Coro de Madrigalistas de Bellas Artes de México…

©Jean-Baptiste Millot

Clavecin

Benoît Babel

Benoît Babel enseigne le clavecin et la basse continue au CRR de Versailles avec Blandine Rannou…

©D.R
Violoncelle

Kristin von der Goltz 

La violoncelliste Kristin von der Goltz a étudié avec Christoph Henkel à Fribourg-en-Brisgau et William Pleeth à Londres, où elle a joué dans le New Philharmonia Orchestra…

©Ristori

Hautbois

Jon Olaberria

Né en Espagne, il effectue ses études supérieures de hautbois dans le Conservatoire Supérieur du Pays Basque (MUSIKENE) et découvre le hautbois baroque avec Alfredo Bernardini…

©D.R

Trompette

Alejandro Sandler

Alejandro Sandler est un trompettiste et chef d’orchestre argentin. Il a obtenu les premiers prix de trompette, de musique de chambre et de trompette baroque au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon…

Coach d’italien

Rita de Letteriis

Rita de Letteriis a commencé ses études littéraires à l’Université La Sapienza de Rome et accompli ses études musicales à La Schola Cantorum à Paris. Après avoir enseigné la diction italienne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris…