18e Académie de musique ancienne

Créée en 2002, l’Académie de musique ancienne du Périgord Noir soutient la carrière de jeunes chanteurs et instrumentistes en leur permettant de participer chaque année à la production d’œuvres du répertoire baroque. Les spectacles sont présentés en avant-première lors du Festival du Périgord Noir, puis proposés en tournée en France et à l’étranger.

L’académie est devenue peu à peu le prolongement du Festival du Périgord Noir, qui en porte la réalisation, pour conduire des actions de formation ambitieuses, en facilitant l’accueil de professeurs émérites et de jeunes artistes de talent en résidence au cœur du Périgord Noir, dans le village de Saint-Amand de Coly. Les instrumentistes et chanteurs qui se produisent dans le cadre des productions que l’Académie met en œuvre ont vocation à prendre leur essor hors du Festival, qui contribue à leur donner l’occasion de se produire face à un public exigeant dans un des lieux patrimoniaux forts de la manifestation

Depuis 2016, la direction musicale de l’Académie est confiée au chef d’orchestre Iñaki Encina Oyón, succédant à Michel Laplénie. Plus de cinq cents élèves ont déjà bénéficié de la formation dispensée par les professeurs émérites de l’Académie.

Ce que nous vous offrons

  • L’encadrement pédagogique de haut niveau (7 professeurs émérites) avec des leçons individuelles par instrument.
  • Des sessions individuelles de technique vocale pour les chanteurs et travail collectif de la respiration.
  • Des conférences animées par les professeurs sur des thématiques baroques précises.
  • Le cadre magique de l’Abbaye de Saint-Amand-de-Coly, l’un des « plus beaux villages de France » en Périgord avec de nombreuses salles de répétition à disposition des académiciens.
  • L’hébergement en gîtes ruraux de très bonne tenue et attentifs au confort des musiciens.
  • La production de 2 concerts publics de l’oratorio intégrés dans la saison du Festival
    du Périgord Noir 2019 : mardi 6 et mercredi 7 août en l’abbaye de Saint-Amand-de-Coly.
  • La production d’un concert de musique instrumentale dans le cadre de la saison du Festival du Périgord Noir 2019, le 5 août 2019 avec au programme les double, triple et quadruple concerti.

18e Edition Académie de musique ancienne 2019 du 28.07 au 08.08

Der Tag des Gerichts oratorio de Georg Philipp Telemann

Concertos instrumentaux pour deux, trois et quatre solistes  (Bach, Telemann, Aubert, Vivaldi) Avec Inaki Encina, Johannes Pramsohler, Carlos AransayFrancesco Corti, Anneke Scott, Jon Olaberria et Benoit Babel. Pour sa 18e édition, l’Académie baroque internationale sera confiée à Inaki Encina Oyon, qui en assurera la direction musicale.

Pourquoi ce choix de répertoire pour une académie ouverte à de jeunes professionnels ?
Georg Philipp Telemann fut pendant sa longue période créatrice un des plus célèbres compositeurs allemands de l’âge baroque. Il apparaît comme l’un des compositeurs les plus prolifiques de tous les temps. Par les impulsions novatrices qu’il a données tant à l’art de la composition qu’à la sensibilité musicale, il a puissamment marqué la musique de la première moitié du 18e siècle. Dédier une académie de musique ancienne à l’étude de l’œuvre de Telemann est donc une évidence au vu de la complexité et de la richesse de sa musique.

« Der Tag des Gerichts » est une œuvre tardive du compositeur mais une œuvre très inspirée.
Pour les chanteurs, ce répertoire très vocal fait appel à toutes les sortes de voix avec des chœurs conséquents. Pour les instrumentistes, la musique de Telemann, qu’il sut maintenir à l’avant-garde de toutes les tendances nouvelles, constitue un lien important entre les styles baroque et classique.

En parallèle à la préparation des 2 concerts de clôture dédiés à l’œuvre de Telemann, l’académie va o rir aux stagiaires toute une série de séminaires et discussions animés par les professeurs autour de problématiques importantes en musique baroque, comme les questions de style et d’orne- mentation pour les chanteurs.

En parallèle également, les instrumentistes pourront tirer pleinement parti des masterclasses individuelles (violon/alto, vents, cuivres, clavecin) dédiés à la musique de Telemann.

Télécharger le dépliant de l’académie 2019


Les professeurs de l’académie de musique ancienne

Inaki Encina Oyon, chef d’orchestre et directeur musical

Iñaki Encina Oyón commence ses études musicales de piano et de clavecin et se tourne rapidement vers le répertoire lyrique. Il devient chef de chant au CNR de Toulouse, et ensuite comme chef d’orchestre dans la Classe de Jorma Panula et Enrique García Asensio au Centre supérieur de musique du Pays Basque.

En janvier 2005 il entre à l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris où il travaille comme chef de chant et chef d’orchestre assistant pour Didon et Enée, Le Viol de Lucrèce, Les Aveugles de Xavier Dayer, Le Mariage secret de Cimarosa, etc. Il est vite sollicité pour assister des chefs renommés tels Thomas Hengelbrock, Emmanuelle Haïm (Dardanus et Agrippina) à l’Opéra de Lille, Orlando au Théâtre des Champs-Elysées et Hippolyte et Aricie au Palais Garnier. En 2010, il fait ses débuts au Palais Garnier avec un concert consacré aux Madrigaux de Philippe Fénélon et, en mai 2011, il dirige Rigoletto au Théâtre Roger Barat d’Herblay. En 2012 il participe à la création de La Cerisaie de Philippe Fénélon (commande de l’Opéra national de Paris) et dirige la première production de Vanessa de Samuel Barber en Ile de France, ainsi que  La Finta Giardinera à la MC93 avec les solistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris. Toujours avec l’Atelier Lyrique, il dirige en 2013 L’isola disabitata de Haydn et au Théâtre Roger Barat deux nouvelles productions, Zanetto de Mascagni et Abu Hassan de Weber. Il assure la préparation musicale des solistes de l’Atelier Lyrique pour une nouvelle production de Don Giovanni en 2014 et dirige The Consul de Gian Carlo Menotti au Théâtre Roger Barat de Herblay. Cette production sera reprise en octobre 2014 au Théâtre de l’Athénée à Paris, avec l’Orchestre Pasdeloup.

Iñaki Encina est également Chef assistant et chef du chœur à l’Opéra de Dijon pour Castor et Pollux et Idomeneo à l’Opéra de Lille. En novembre 2014 il fait son début au Japon dans un concert au Metropolitan Theatre Tokyo, avec oeuvres de Rachmaninov, Grieg et Sibelius.

Pour la saison 2015/2016 Iñaki Encina Oyón est nommé chef des choeurs à l’Opéra de Tours. Il assure la préparation de Madame Butterfly, La Belle Hélène, La Cenerentola, Die Entführung aus dem Serail et Eugène Onéguine.

En 2017 il dirige Athalia de Händel et Orphée et Euridice à l’Opéra de Dijon puis Bastien et Bastienne à l’Opéra national de Paris en mai 2017. Il a été également chef assistant au Teatro Real de Madrid pour une nouvelle production de Norma.

Johannes Pramsohler, responsable des cordes

Johannes Pramsohler, violon

Originaire du Tyrol du Sud, mais dorénavant installé à Paris, le violoniste baroque Johannes Pramsohler s’est établi au cours des dernières années comme l’un des musiciens les plus fascinants de sa discipline.

Directeur artistique et premier violon de l’Ensemble Diderot, qu’il a fondé en 2008, c’est avec la plus grande précision et un flair infaillible qu’il redonne vie à d’incontournables joyaux d’un répertoire méconnu. Le premier enregistrement de l’ensemble, comportant de la musique de chambre jouée à la cour d’Auguste de Saxe dit « le Fort », a été accueilli avec énormément d’enthousiasme par la critique internationale.

En tant que violon solo, Johannes a collaboré, entre autres, avec The King’s Consort, Le Concert d’Astrée, l’European Union Baroque Orchestra, l’International Baroque Players ; invité par les Berliner Philharmoniker, il a travaillé avec leur formation spécialisée dans la musique ancienne, Concerto Melante.

Plus récemment, Johannes s’est produit en soliste avec le Budapest Festival Orchestra sous la baguette d’Iván Fischer, le Taiwan Baroque Orchestra et le Helsinki Baroque Orchestra. Les récitals qu’il donne en compagnie de ses partenaires réguliers (Philippe Grisvard, clavecin ou Jadran Duncumb, luth) le mènent fréquemment dans toutes les plus grandes salles de concert européennes.

Johannes a fondé son propre label en 2013. La dernière parution “Sonates françaises” a été récompensé d’un diapason d’or. Depuis 2008, Johannes a l’honneur de posséder le violon de Reinhard Goebel, un P.G. Rogeri datant de 1713.

Francesco Corti, clavecin, orgue et basse continue

Francesco Corti est né à Arezzo dans une famille de musiciens en 1984 et sa mère lui enseigne la musique. Il étudie également l’orgue et la composition dans la classe de W. van de Pol au Conservatoire de Perugia et ensuite le clavecin au Conservatoire de Genève et termine ses études musicales au Conservatoire d’Amsterdam dans la classe de Bob Van Asperen. Il suit également des masterclasses avec Christophe Rousset, Gustav Leonhardt, Mitzi Meverson, etc. Il gagne en 2006 le concours international Bach de Leipzig et il est lauréat (2ème prix) du concours de Bruges en 2007. Il se produit en récital et donne des concerts en Europe, aux Etats-Unis et en Nouvelle Zélande.

En 2007 Marc Minkowski lui demande de rejoindre les Musiciens du Louvre comme continuo et claveciniste soliste. Il joue également dans de nombreuses formations comme le Concert des Nations (Jordi Savall), la Scintilla (A.Pesch), etc.

Il est actuellement professeur de clavecin à la Schola Cantorum de Bâle.

Carlos Aransay, professeur de chant (technique vocale)

Carlos Aransay est un pédagogue émérite donnant des cours régulièrement en Amérique latine mais également à Londres dans le cadre du Lacock International Choral Courses et du Floral Opera Workshops. Il enseigne également la technique vocale à la City Literary Institute et le répertoire espagnol et latino-américain à la Guidhall School of Music de Londres. Il travaille également comme professeur de chant avec des étudiants de l’Opera Studio de l’Opéra Bastille à Paris mais également pour les opéras nationaux d’Amsterdam et de Mexico City.